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La SNCF sauve la Gare Lisch !

Chers amis,

Nous apprenions hier au travers son communiqué de presse, que la SNCF s’engage à sauver la gare de l’exposition universelle de 1878.

Gare Lisch maquette 03

Cela vient confirmer les réunions de travail et derniers échanges que nous avions eu avec la SNCF.
Nous sommes bien naturellement très heureux de cet engagement.

Nous vous laissons prendre connaissance de ce communiqué.

Communiqué de presse Gare de Lisch Asnieres Paris expo universelle

Gare Lisch… la suite !

Gare Lisch maquette 01

LA PART DE L’ASSOCIATION
Nous avons déposé au Conseil Général le 18 octobre 2013 sur sa demande un projet assez complet concrétisant l’idée de notre Association consistant à réimplanter la Gare « Lisch » dans le Parc départemental des Chanteraines en la connectant au réseau ferré géré par L’Association du « Chemin de Fer des Chanrteraines ».
Malgré de nombreuses relances, nous n’avons obtenu aucune réponse

LE TRAVAIL CONSIDÉRABLE DE NOS INSTANCES POLITIQUES
Lassés par tant de désinvolture de la part du Conseil Général, nous nous sommes tournés vers le Conseil Régional. Demande d’un entretien avec le Vice-Président en charge de la Culture. Pas de réponse. Il aura fallu l’intervention opiniâtre d’un élu pour obtenir un rendez-vous dans des délais records : 6 mois !

Pour qu’il nous soit répondu que nous devrions accomplir le travail incombant au Conseil Régional auprès des maires. Il faut préciser que nous avions pris, déjà, l’initiative de rencontrer ces élus, lesquels nous avaient donné un accord de principe.

Il nous faut établir le triste bilan que quelques soient les instances politiques et administratives contactées, aucun intérêt ni engagement attendu ne s’est manifesté. Nous retirons de cette expérience une certaine amertume.

LA SNCF, LE RETOUR…
Considérant que nous ne pouvions continuer ainsi, nous avons contacté la SNCF et avons été reçus en décembre 2013 par la responsable de la communication.
Contact fructueux par lequel nous avons découvert de la part de ce responsable une réelle passion pour le bâtiment, mais plus encore le désir de la SNCF de la sauver.
Des esquisses et des lieux nous ont été présentés, entendu que cette construction qui n’aurait jamais dû quitter Paris devait y retourner sur un terrain propice à sa restauration et à sa mise en valeur.
L’annonce officielle de cette réalisation, par le Président de la SNCF, lui-même très sensible à cette architecture devait avoir lieu début 2015.

Gare Lisch maquette 02

LE CONSEIL GÉNÉRAL « CARTON ROUGE »
Faute d’annonce et toujours en attente d’une réponse du Conseil Général, nous avons décidé d’aller jusqu’au bout de notre logique et d’organiser le 14 novembre 2014, au Parc des Chanteraines, avec le soutien du CFC, une mise en situation de notre projet.
Des organes de presse étaient présents et ont relayé l’information.
Cette manifestation n’a pas manqué de réveiller la belle endormie, le département, qui travaillant dans l’urgence nous a concédés, enfin, un rendez-vous (13 mois après le dépôt de notre projet).
Il en est ressorti qu’en fonction des « incertitudes institutionnelles » les Hauts de Seine ne pouvait s’engager dans de nouveaux investissements !
Ces incertitudes étaient inexistantes en octobre 2013. La raison invoquée en masque certainement d’autres et ne fait que révéler l’impéritie du Conseil Général.

ÉPILOGUE
A ce jour, nous avons placé notre confiance dans l’action de la SNCF, propriétaire de cette construction, qui par ses moyens financiers et la mise à disposition d’un immense fond culturel s’avère la mieux placée pour opérer le sauvetage tant attendu par notre Association. En dehors de tout anthropocentrisme primaire, sortir la Gare du terrain vague où elle agonise, parce qu’il est impossible de la restaurer par absence d’accès, manque de recul et de surface, constitue l’objectif annoncé.
Restaurer ce bâtiment à l’identique des dessins de Juste Lisch, demeure la démarche prioritaire en prolongement des positions de la DRAC et des Monuments Historiques.
A ce jour les pourparlers avec la Ville de Paris portent sur deux emplacements que nous ne sommes pas autorisés à révéler afin de ne pas troubler les négociations.

Gare Lisch maquette 03

Une gare voyageuse

Déjà déménagée du Champ-de-Mars, elle ne peut rester à son actuel emplacement ; il est donc indispensable de la démonter une nouvelle fois afin de l’extraire de son lieu d’agonie et d’imaginer un terrain d’accueil plus favorable. Si aujourd’hui cette délicate construction est en piteux état, elle le doit principalement à la médiocrité de l’endroit où elle siège, à l’écart de la vue des passants. L’unique accès de la Gare s’effectue sur la façade arrière, au travers d’un parking d’immeuble qui clôt une impasse. L’amélioration est donc inenvisageable.

La Gare Lisch

L’environnement, fortement pénalisant, s’avère des plus hostiles à la restauration et à l’épanouissement d’un bâtiment inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques nécessitant, de surcroît, un investissement significatif. En effet, il s’agit d’une friche industrielle sur laquelle trônent des ateliers sans charme, des dépôts à l’air libre de tourets de câbles et de divers matériels ferroviaires. Cet espace triangulaire étriqué est fermé par les longs murs de soutènements des rues aux pieds desquels les trains s’engouffrent continuellement avec fracas. La Gare, surélevée d’environ 2 mètres, ne bénéficie d’aucun dégagement, si ce n’est des vues « imprenables » sur les tranchées des voies dont les parois sont couvertes de noir de fumée et de tags. Si une visite sur place convaincra, par un simple effet de bon sens, les plus opposés à son départ, il faut ajouter, au-delà de toute argumentation, que Réseau Ferré de France souhaite conserver la jouissance sans partage de ce terrain dont il est propriétaire, afin de pouvoir répondre à la constante progression du trafic Saint-Lazare/banlieue.

La Gare Lisch

Faute de recul, il s’avère, impossible de rebâtir les marquises d’origine, donc de redonner à cette construction tout ce qui fait sa légèreté et son élégance. Les Monuments Historiques, conscients autant de ces aspects contraignants qu’environnementaux, sont totalement hostiles à la restauration de la Gare sur son terrain actuel.

Notre projet

L’implantation proposée en concertation avec l’Association du Chemin de Fer des Chanteraines (CFC) consiste à réunir la Gare et les trains dans un environnement valorisant qu’est celui du Parc départemental des Chanteraines. Cet avant-projet visant la revitalisation de la boucle nord, déposé auprès des autorités départementales, est actuellement à l’étude par ces dernières.

Le parc des ChanterainesNotre proposition s’appuie sur trois axes :
– la construction d’une bretelle ferrée : exposer temporairement dans la Gare les engins ferroviaires patrimoniaux aujourd’hui soustraits à la vue du public et utiliser la Gare, en tant que telle, pour la desserte du circuit fréquenté par plusieurs milliers de voyageurs par an ;
– doter cet espace d’un restaurant de bon niveau, nécessaire à la vie du quartier en pleine expansion ;
– consacrer l’essentiel de la surface, au moyen d’une concession, à un usage polyvalent : manifestations marchandes et culturelles, expositions, événements, location à titre privé, etc. ; la priorité de notre démarche souhaitant rendre cet espace au public.

Les diverses communes riveraines approchées ont manifesté un vif intérêt ce qui permettra, en dehors des financements institutionnels, de fédérer le projet. Nous avons proposé deux implantations dans le Parc à proximité immédiate des transports en commun (RER C, tram, bus) et des parkings.

Née le 1er avril 1878

Née le 1er avril 1878 au Champ-de-Mars par son ouverture au public. Après avoir accueilli les marchandises et éléments de construction destinés à l’Exposition Universelle les premiers visiteurs empruntent avec impatience cet embarcadère devenu le terminus de la ligne Grenelle-Ceinture prolongée. Son importante fréquentation, liée à l’intérêt de l’Exposition, diminuera notoirement à la clôture de celle-ci et au démontage des pavillons pour renaître dès l’ouverture de l’Exposition de 1889. Son succès sera alors considérable grâce à l’érection de la Tour Eiffel. Les voyageurs afflueront par millions.Exposition Universelle, Paris, 1889

– En 1894, les Chemins de Fer de l’Ouest ferment les voies à la circulation pour réaliser des travaux. La gare devient vide de tout usage.
– Dès 1897, l’embarcadère disparaît du Champ-de-Mars, démonté sans précautions , il sera transporté sur le lieu de son actuel emplacement. Il perdra dans cette expédition ses marquises. Remplaçant, impasse des Carbonnets, des entrepôts détruits par un cyclone local, il sera utilisé jusqu’en 1924 comme atelier. L’électrification d’une partie de la ligne lui permettra de renaître en devenant la « Gare électrique » de Bois-Colombes.
– En 1936, l’achèvement de l’enfouissement des voies et la mise en service de la nouvelle Gare de Bois-Colombes relégueront une fois de plus cet édifice à un rôle secondaire : dépôt, logement pour célibataires, gare SERNAM, stockage de divers matériels. La perte du son campanile, la construction d’un plancher intermédiaire et des modifications d’ouvertures lui porteront gravement atteinte.
– Depuis 1982, désaffectée, sa longue destruction commence. Elle échappe miraculeusement aux pics des démolisseurs par une inscription in extremis à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, en 1986, diligentée par Pierre Tullin. Depuis, de nombreux projets ont été échafaudés, hélas sans lendemain